Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog de francaislibres.over-blog.com

Vient de paraître :

16 Novembre 2012 , Rédigé par francaislibres.over-blog.com Publié dans #La France Libre


Les moines-soldats du Général, par

L’histoire bouleversante et héroïque – jamais racontée – des quinze religieux qui sauvèrent l’honneur de l’Église pendant la Seconde Guerre mondiale et à qui le courage a valu de figurer au panthéon des Compagnons de la Libération.

Engagés derrière le général de Gaulle dans l’aventure de la France Libre ou de la Résistance, ces quinze religieux – missionnaires, prêtres ou évêque – ont participé aux combats, secouru des soldats sous les balles ennemies, porté la parole des Évangiles face à la barbarie nazie, organisé des réseaux clandestins, soustrait des Juifs de la déportation… Parfois jusqu’au sacrifice de leur vie. Leur foi en Dieu n’avait d’égal que leur amour de la patrie.
Certains sont connus, comme Thierry d’Argenlieu, amiral de la Flotte de la France Libre, ou Mgr Jules Saliège, archevêque de Toulouse. D’autres sont restés dans l’ombre : en tant qu’aumônier de l’armée d’Orient à Bir Hakeim, ou auprès de Leclerc dans la 2e DB ou encore dans le Commando Kieffer.
En attribuant à ces « moines-soldats » la plus prestigieuse des distinctions – la croix de Compagnon de la Libération –, le général de Gaulle a gravéà jamais dans le marbre de l’Histoire les noms de ces hommes de Dieu prêts à mourir pour la France.
A partir d’archives pour la plupart jamais ouvertes, la vie de ces religieux patriotes nous est racontée de façon captivante dans un livre qui plonge le lecteur dans les grandes heures de la Seconde Guerre mondiale.

Gérard Bardy, journaliste et historien, est notamment l’auteur de Charles le Catholique – De Gaulle et l’Église, paru en novembre 2011 chez Plon.

 

m9782259218108.gif


Commandant kieffer. le francais du jour

Simonnet Stephane

 

Il est rare qu’une troupe de choc porte le nom d’un banquier, mais cela arrive. Le «commando Kieffer», par exemple. Ces 177 Français, on le sait, furent les premiers et les seuls Français à débarquer en Normandie le 6 juin 1944 au sein d’un bataillon de fusiliers marins commandos Britanniques. Ce que l’on sait moins, c’est d’où venait cet homme qui donna son nom à ce groupe de combattants célébrés comme des héros, le capitaine de corvette Philippe Kieffer. Les recherches de Stéphane Simonnet jettent une lumière étonnante sur le parcours de ce compagnon de la Libération : un banquier d’affaires quadragénaire, divorcé, sans expérience militaire et même considéré un temps comme insoumis !

S’agissant des seuls Français engagés dans les opérations terrestres du D-Day, Le Commando Kieffer tient une place toute particulière dans la mémoire collective nationale, notamment lors des grandes cérémonies commémoratives. Stéphane Simmonet lève le voile sur l’étonnant commandant Kieffer, devenu « Chef » de guerre improvisé, et le résultat de ses recherches ne collent pas toujours à la légende entretenue notamment dans son livre Béret vert, paru en 1948. Il nous livre enfin la véritable histoire de cet étonnant personnage qui a fait des dizaines de métiers. Comment cet homme d’affaires, qui n’a pas combattu lors de la Première Guerre mondiale, s’est-il retrouvé à la tête de ce commando qui débarque sur les plages normandes le 6 juin 1944 ? Car sans lui, le commando n’aurait jamais vu le jour. Il invente, recrute les hommes, les forme.

Philippe Kieffer arrive à Paris en 1939. C’est un homme en rupture qui vient de quitter son Haïti natal. Il n’est pas militaire mais s’engage et arrive à Londres en 1940 à l’âge de 41 ans. En 1941, c’est le déclic. Il étudie les raids menés par les commandos britanniques en Norvège et réussit à convaincre la hiérarchie des Forces Françaises Libres de créer son commando. Il tiendra à bout de bras son unité. Le commando Kieffer est engagé dans une première opération en août 1942 : le raid sur Dieppe. Jusqu’en 1944, il participe à plusieurs raids au prix de pertes très importantes (25% de l’effectif) avant de recevoir le privilège suprême de débarquer le premier en France au jour J. En juin 1944, les hommes de Kieffer ressentent beaucoup d’amertume. Lorsqu’il débarque en France, le général de Gaulle, qui considère que le Débarquement n’est pas un combat de la France libre mais une opération anglo-américaine, ne viendra même pas les voir.

Historien, Stéphane Simonnet est directeur scientifique au Musée du mémorial de Caen. Il est en particulier l’auteur d’un Atlas de la Libération de la France aux éditions Autrement (2004

k001494031.jpg


Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article