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Le blog de francaislibres.over-blog.com

Un Dijonnais retrouve le récit de guerre de son père (L'Authion/DFL)

11 Février 2011 , Rédigé par francaislibres.over-blog.com Publié dans #1ere DFL

Mise à jour du 1er mai 2012 : Ajout d'un commentaire:

 


  • Je suis professeur d'Histoire et membre du Musée de la montagne de Saint Martin Vésubie (06) je prépare une commémoration des combats de l'Authion (1ere DFL) et je souhaite rentrer en contact avec Daniel COUDIN au sujet des documents publié sur votre site

    Merci 

  • Pascal Diana


Publié le 13/04/2010 sur www.bienpublic.comlink (retrouvez-y 3 autres photos)

 

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Le Dijonnais Daniel Coudin veut par ces « temps de vaches maigres »remémorer à la population, les temps encore plus difficiles qu ‘ont vécus nos aînés ; ils avaient à l’époque 18/20 ans, et ont donné leur vie pour que vivent les valeurs de la France qui font envie à beaucoup d’autres pays!  Son père Lucien Coudin, décédé en 1997, avait été terriblement marqué par sa participation à la bataille de l’Authion.


Daniel Coudin nous livre ici le texte écrit par son père, le 7 avril 1965 :


« C’était il y a 20 ans. Combien de combattants ? Combien de Français se souviennent de cette bataille meurtrière et méconnue que fut la bataille de l’Authion, dans les Alpes, à la frontière italienne, les 9 et 10 avril 1945?
Au soleil d’avril, des civières sèchent, le sang encore se coagule sur leur toile bise, les mouches volent autour. Tout à côté, les ambulances ont ouvert leurs portes pour accueillir des jeunes soldats valeureux du « 1er BIM » (Bataillon d’Infanterie de Marine) qui ont été tués ce matin. Des linceuls, il n’y en a plus et au cimetière divisionnaire de l’Escarine, il n’y a plus de cercueils».
« Il y a eu de la casse »
« Il y a eu de la casse, c’était fatal, l’ennemi occupait une position remarquable, il nous voyait et nous coupait toute retraite avec ses mortiers et nous fauchait avec ses mitrailleuses. Ce fut critique pendant 48heures. Les hommes tombaient comme des mouches, sautaient sur les mines et étaient projetés dans les ravins où il était impossible de les retirer. Souvent, ils y agonisaient et mouraient sans soins. Malgré tout cela, nous avons tenu bon, malgré des pertes énormes, car nous n’étions guère familiarisés avec la montagne.
Mais enfin le 10 avril, l’édifice ennemi a cédé. Nos pertes furent terribles: 345 tués sur un bataillon de 800 hommes. Bien des vétérans de Bir Hakeim et des campagnes de Lybie avaient disparu, trouvant la mort aussi près de la fin des hostilités, et tous ces jeunes compagnons d’arme de 17 à 20 ans, engagés volontaires, qui n’avaient qu’un idéal, servir la patrie et être dignes de leurs anciens de 14-18. Combien en restait-il ? Que ceux qui sont encore ici se souviennent de cette terrible bataille ! Et que ceux qui ne l’ont pas connue s’en inspirent et aient une pensée pour tous ceux qui y sont restés. C’était il y a 20 ans ! »



75 ans ont passé
« Cela fait aujourd’hui 75 ans que cette bataille a eu lieu », souligne Daniel Coudin. En tombant sur cet écrit, je n’ai pas hésité à le sortir de l’ombre afin que nos jeunes, ne connaissant plus de bataille, restent vigilants. Soyons le garant de notre démocratie et de notre république attaquée de toute part, et souvent jalousée (..). Soyons inspirés de l’abnégation dont ont fait preuve tous ces jeunes morts au combat, et restons vigilants afin que cette terrible bataille ne se reproduise jamais.
Mais la mémoire collective s’émousse au fil du temps et il est bon de connaître notre histoire! »

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authion.JPG

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DIANA Pascal 01/05/2012 18:21


Je suis professeur d'Histoire et membre du Musée de la montagne de Saint Martin Vésubie (06) je prépare une commémoration des combats de l'Authion (1ere DFL) et je souhaite rentrer en contact
avec Daniel COUDIN au sujet des documents publié sur votre site


Merci