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Toute une famille au service de la France Libre

8 Novembre 2010 , Rédigé par francaislibres.over-blog.com Publié dans #La France Libre

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"Toute une famille au service de la France Libre

 

Interprète, aide de camp, officier de liaison...En 1940, la famille de Christopher Long rallie de Gaulle, un général alors inconnu.
C’est une petite ferme comme il en existe des dizaines au cœur du bocage normand. Situé à quelques kilomètres de Pont-Farcy, au sud deTessy-sur-Vire, l’endroit abrite plusieurs chiens, quelques canards et une trentaine d’ovins.Mais en s’approchant un peu, on se rend compte que ces résidents, tout comme les propriétaires, ont quelque chose de singulier. Parmi les indices : des moutons aux étranges cornes en forme de tire-bouchon, un 4x4 estampillé Presse britannique, et un chaleureux personnage à l’accent anglais. Pourtant, ce n’est ni pour nous parler de son élevage de Dorset - une curieuse race de moutons -, ni pour évoquer son passé de grand reporter que Christopher Long nous reçoit chez lui. L’homme, dont l’épatant parcours a déjà été relaté dans nos colonnes, a décidément de qui tenir. En témoigne une filiation aux personnalités hors du commun. Sa mère, son oncle, ou encore ses cousins, tous sans exception ont rejoint de Gaulle et la Résistance à partir de 1940. A commencer par son grand-père maternel : Michel Vlasto. “Né en France, il est envoyé à l’âge de 12 ans suivre des études en Angleterre,où il deviendra chirurgien”,souligne son petit-fils. “Au moment de l’Occupation, mon grand-père, qui avait entre temps obtenu la nationalité britannique, a été furieux de voir sa patrie natale envahie, puis honte de Vichy, qu’il a vécu comme une trahison. Ce n’est sans doute pas un hasard si deux de ses enfants se rangent aux côtés du général de Gaulle, pourtant inconnu, et si sa sœur, restée à Marseille, fonde avec son mari, le docteur George Rodocanachi, l’un des plus grands réseaux d’évasion de l’époque. Leur appartement est devenu une importante cache”, ajoute-t-il.  Récupérés par des résistants, des centaines de “colis”, des soldats britanniques et des aviateurs alliés,emprunteront ainsi le réseau “PatLine”, à destination de l’Angleterre.

Au Quartier général
Agée d’à peine 20 ans à l’époque, Helen Vlasto, la mère de Christopher Long, souhaite quant à elle s’engager dans la Marine royale comme infirmière bénévole. “Il lui fallait attendre des documents. Entre temps, mon grand-père a donc suggéré qu’elle entre au service du général”, indique le journaliste. C’est ainsi que durant plusieurs mois, la jeune femme, parfaitement bilingue, fréquente quotidiennement Carlton Gardens, le quartier général londonien de la France libre. “ Elle y était interprète pour les officiers et les aides de camp qui s’y rendaient”,explique son fils. Plus étonnant encore fut le destin de l’oncle de Christopher Long, Michael Vlasto. “Entré dans la Marine Royale en tant que simple officier, il deviendra en 1943 l’officier de liaison prêté par la Grande-Bretagne au général de Gaulle, à Dakar”,se souvient l’éleveur. “J’aurais aimé parler de tout ça avec lui, malheureusement il est décédé au début des années 1970, je n’en sais pas plus”, regrette-t-il, avant d’évoquer le choix, plus courageux encore, de l’un de ses cousins par alliance, Fran-çois Charles-Roux link  . Diplomate français, l’homme occupe une confortable fonction : celle de premier secrétaire à l’ambassade de Washington. Mais ne pouvant supporter l’occupation allemande, il décide lui aussi de rallier celui qui n’était encore “qu’un tout petit général”.“C’est clandestinement et en traître au gouvernement français qu’il quitte les Etats-Unis pour rejoindre Londres”.Devenu aide de camp, il passera beaucoup de temps aux côtés du général. “Nous nous sommes souvent demandé, avec ma femme Sarah, si nous aurions un tel courage aujourd’hui”,souligne Christopher Long tout en avouant que l’engagement de sa famille est lontemps resté tabou.“Pourtant, ces hommes et ces femmes n’étaient pas plus des héros que ces milliers de résistants, un peu moins visibles mais qui ont fait preuve d’un courage extraordinaire, comme dans les campagnes normandes”,conclut-il.


Audrey Dreillard"
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