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Le blog de francaislibres.over-blog.com

Robert Galley : « Fidèle à l'esprit de famille, je voulais m'engager »

10 Novembre 2010 , Rédigé par francaislibres.over-blog.com Publié dans #Leclerc

Publié le vendredi 18 juin 2010 à 10H00 dans L'UNION-L'ARDENNAIS :link 

 

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"Robert Galley n'est pas seulement l'ancien ministre et député-maire de Troyes. Il est un compagnon de Libération, un gaulliste historique, intégré à la cavalerie blindée, brillant jeune officier du 501e régiment de chars de combat de la 2e DB et qui a épousé Jeanne, l'une des filles du général Leclerc. Dans le livre que Georges-Marc Bénamou vient de consacrer aux « Rebelles de l'an 40 », il explique ses motivations pour continuer le combat et résister. Élève d'une classe de mathématiques spéciales du lycée Louis-le-Grand à Paris, il prépare les concours des grandes écoles mais, à cause de la guerre, sa classe est transférée à Bayonne. Sa motivation première est indissociable de son éducation, où le culte de la patrie est un socle solide. Comment en serait-il autrement alors que son père est un médecin militaire, professeur de chirurgie ?
Apprenant que des militaires polonais s'embarquent à Saint-Jean-de-Luz, il s'y rend avec quelques camarades. Stoppés et rossés par des policiers, ils font demi-tour mais reviennent le lendemain encore plus convaincus de la pertinence de leur choix.
Sur le « Sobieski » qui vogue vers l'Angleterre, Robert Galley apprend l'appel du général de Gaulle. Il confie : « Cela a renforcé notre résolution à poursuivre la lutte jusqu'au bout ». Pas le temps d'évoquer ce choix avec ses parents pris sur les routes de l'exode.
Il aurait voulu être aviateur mais n'a pas son brevet, alors ce sera la cavalerie blindée, un clin d'œil au général en sorte. Il commence comme simple soldat avant de gravir les échelons. Sa première rencontre avec le général à Aldershot est abrupte. À sa question : « Pourquoi êtes-vous parti ? », il répond : « Parce que j'avais honte de ne m'être pas battu ». Lui reprend : « Vous n'êtes pas parti pour vous sauver ». Galley réplique indigné au fond de lui-même : « Pas du tout ! ».
Je suis venu me battre, pas gagner des galons
Après un temps bref de formation où son sergent n'est autre que Raymond Aron, il part pour Dakar et son épisode de guerre totale. Au départ, il ne sait pas où il va. La perspective de se battre contre des troupes françaises l'interpelle. L'échec au Sénégal est une première leçon.
Après une escale à Victoria au Nigeria, il gagne Douala au Cameroun puis c'est la campagne du Gabon. Au cours de la dernière quinzaine de décembre, Robert Galley est retenu parmi les anciens des classes préparatoires aux grandes écoles pour faire partie d'un peloton d'officiers en constitution à Brazzaville. Il refuse comme une demi-douzaine de camarades et s'explique : « Je suis venu me battre contre les Allemands, je ne suis pas venu gagner des galons en A.E.F. ». C'est ainsi qu'il va devenir deuxième mécanicien sur le char de l'adjudant Robédat avec Jacques Hébert comme premier mécano. Ce n'était qu'un avant-goût avant la campagne de Syrie puis l'épopée de la 2e DB.
Robert Galley finira par être officier mais c'est un autre épisode de cette vie au service de la France d'un compagnon de la Libération qui a gagné le respect par son courage et ses engagements."

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