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Le blog de francaislibres.over-blog.com

Quand des Haut-Viennois débarquaient en Normandie

9 Juin 2013 , Rédigé par francaislibres.over-blog.com Publié dans #FAFL

 

Source : http://www.lepopulaire.fr/limousin/actualite/2013/06/09/quand-des-haut-viennois-debarquaient-en-normandie-1580768.html

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 L’équipage habituel du “Ville de Cherbourg” au complet : Michel Hincelin, Henri Soulat, Émile Allegret et François Sommer. Hincelin n’a pas participé à la mission du 6 juin 1944, les équipages étant réduits à trois hommes.

 

 

 

 

Moins de 2.000 Français ont participé directement au débarquement en Normandie, le 6 juin 1944. Les Haut-Viennois se comptent sur les doigts d’une main. Voici leur histoire.

Martial Valin http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=99857   a la désobéissance facile. Mais cette fois, c’est lui qui commande. Comme patron des forces aériennes françaises d’Angleterre, il sait que le grand jour est arrivé. Dans quelques heures, la libération de la France va commencer. Lui qui s’est battu pour donner à la France Libre une aviation digne de ce nom, il doit sans doute regretter que si peu de Français participent à l’événement.

Il y a les 177 hommes du 1er Bataillon de fusilliers-marins commandos du commandant Philippe Kieffer. Ils vont fouler le sol de France en premier, sur les plages d’Ouistreham. Il y a les bateaux de la Royale, qui appuient les troupes d’assaut ou qui protègent les convois gigantesques traversant la Manche. Il y a surtout ses « enfants », les pilotes des quatre escadrilles de chasse chargés de couvrir la flotte d’invasion et les équipages du “Lorraine”, ses chouchous, ceux avec qui il part parfois en mission.

Au total, à peine 2.000 Français, sur près de 250.000 soldats mobilisés le 6 juin, sont engagés dans les opérations de débarquement. Quant à ceux qui, comme Martial Valin, sont nés en Haute-Vienne, ils se comptent sur les doigts d’une main.

(....)

Avec le “Lorraine”

Dans le Douglas Boston “Ville de Cherbourg”, Émile Allegret  http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=51107  , François Sommer http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=96832  et Henri Soulat http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=110117  sont soulagés. Ils ne sont plus qu’à une vingtaine de minutes du terrain de Hartfordbridge, la base du groupe de bombardement “Lorraine”, le « 342rd free French squadron », dans la terminologie de la Royal Air Force. Henri Soulat, né à Limoges en 1918, est l’un des plus anciens membres du groupe “Lorraine”. Il a participé à toutes les campagnes de l’unité. Abattu deux fois, il reprend les vols dès qu’il peut.

Avec ses deux amis, il vient d’effectuer l’une des missions les plus incroyables de l’histoire de l’aviation de combat : dresser un rideau de fumée entre la côte du Cotentin et la flotte de débarquement, pour masquer la vue aux batteries allemandes. Vitesse 430 km/h, altitude 10 mètres. En cas de pépin, l’équipage n’a aucune chance de survie.

Ce jour-là, un seul avion du “Lorraine” ne rentre pas à la base. Les trois aviateurs font partie de la quinzaine de Français qui sont morts en tentant de reprendre pied sur le sol d’un pays qu’ils avaient quitté depuis de longs mois.

Patrice Herreyre

  

 

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