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Nouvelle Calédonie : Deux regards sur le général de Gaulle

15 Novembre 2010 , Rédigé par francaislibres.over-blog.com Publié dans #1ere DFL

 

 

  

Les Nelles Caledonnienes

Dim 14 Nov 2010 : link

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Quarante ans après la mort du général de Gaulle, la croix de Lorraine est toujours là, fièrement dressée au sommet du Mont-Coffyn. Si les anciens se souviennent du père de la France libre et de ses deux voyages en Calédonie, la jeune génération a une vision plus fragmentaire de l’histoire qui lie de Gaulle au pays.

C’est l’un des plus beaux points de vue sur la ville. Le lieu privilégié des rendez-vous « galants » et des retrouvailles entre copains, une fois la nuit tombée. Mais pour les vieux Calédoniens, la croix de Lorraine est bien plus qu’un site panoramique. C’est « le » symbole de la France libre, à laquelle le Caillou s’est rallié, il y a soixante-dix ans de cela. « On dit toujours que la Calédonie est le deuxième territoire français à avoir suivi le général de Gaulle. Mais malheureusement, nous ne sommes que le sixième », précise Maurice Meunier, liste en main, depuis sa terrasse du 6e Km.
L’ex-président de l’Amicale des anciens combattants n’a que 22 ans lorsqu’il rejoint le 2e contingent de volontaires calédoniens de la France libre, le 3 mars 1943. « On sortait de l’école, avec le cerveau encore nourri de patriotisme. On n’a pas accepté que la France capitule et que Pétain serre la main de Hitler », raconte l’octogénaire.
Son chemin croise celui du général, en Italie. « Je travaillais à l’infirmerie. Je me souviens l’avoir vu parler, sous les oliviers, de la prochaine attaque avec le futur maréchal Juin. C’est le seul qu’il tutoyait. Ils avaient fait partie de la même promotion à Saint-Cyr. »
Après la guerre, Maurice Meunier link aura l’occasion de revoir Charles De Gaulle à plusieurs reprises. Lors d’une remise de médailles aux Invalides, à Paris. Mais aussi lors des deux voyages du général en Calédonie, en 1956 et en 1966. « La première fois, il est venu en bateau, en tant que civil. Une foule en liesse l’attendait à l’Orphelinat. Tous les anciens volontaires comme moi ont défilé baie de la Moselle avec le béret basque, la chemise blanche et le pantalon noir », se souvient-il.

On est entrés dans le gaullisme comme on entre en religion.

Dix ans plus tard, c’est en qualité de président de la République que le général pose le pied sur le tarmac de l’aéroport de Tontouta. Au cours d’une réception chez le gouverneur, il demande à rencontrer certains de ces anciens volontaires. « On a eu l’occasion de le voir en tête-à-tête, se félicite Maurice Meunier. On était fiers d’avoir été son soldat. » Lorsque le général décède, le 9 novembre 1970, à Colombey-les-Deux-Églises, ces fidèles compagnons ont le sentiment d’avoir perdu un « être cher ». « Pour nous, le grand de Gaulle était notre sauveur, notre papa, résume le vieil homme, avec un trémolo dans la voix. On est entrés dans le gaullisme comme on entre en religion. Aujourd’hui encore, cet esprit est ancré en nous. » Grand-père de sept petits-enfants, il continue de faire vivre la mémoire du général au travers de sa propre histoire. « Je n’hésite pas à leur raconter ce qu’était la guerre et être patriote. » A une époque, lui et d’autres anciens combattants étaient régulièrement invités à donner de petites conférences dans les établissements scolaires. « On se sentait investis d’un devoir.
Car, bientôt, il n’y aura plus de témoins directs de cette guerre. Malheureusement tout se perd. Le patriotisme a disparu de l’enseignement. »

Coralie Cochin

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