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Lucien Coulomb se souvient de sa 2 nde Guerre mondiale au sein des Forces françaises libres

18 Octobre 2011 , Rédigé par francaislibres.over-blog.com Publié dans #FNFL

 


Bugey.Lucien Coulomb est l’un des deux derniers combattants des Forces françaises libres vivant dans l’Ain. Témoignage.

 

 


lucien-coulomb-et-le-president-des-anciens-marins-robert-ma.jpgLucien Coulomb et le président des Anciens marins. Robert Mas

Source : http://www.leprogres.fr/ain/2011/10/17/lucien-coulomb-se-souvient-de-sa-2-nde-guerre-mondiale-au-sein-des-forces-francaises-libres

Ils ne sont plus que deux dans notre département à avoir combattu avec les Forces françaises libres durant la Seconde Guerre mondiale, rappelle Jean-Louis Foulet, président des Anciens marins de l’Ain. Le quartier-maître Lucien Coulomb est l’un de ces deux anciens combattants.

L’ancien marin est né à Sallanches (Haute-Savoie) en 1922. À 15 ans, le jeune Lucien débute son parcours militaire avec un engagement à l’école des Mousses, à Brest : « Durant cette période, se souvient Lucien Coulomb, on ne voyait ses parents qu’une fois par an, et si nous n’avions pas de famille près de l’école, - et c’était mon cas -, et bien il n’y avait que l’école militaire ! »

Lucien Coulomb va embarquer sur les navires. Après le bateau-école « L’Armorique », c’est le cuirassier « Courbet » à Toulon. En octobre 1939, le quartier-maître est affecté au « Maurice-Delmas », puis au « Cassare ». « Juin 1940 ! Je n’ai jamais entendu l’appel du général, précise Lucien Coulomb. Nous n’avions pas de radio sur le bateau. C’est par le biais d’un haut-parleur que la propagande a été faite. J’ai décidé de continuer. À notre arrivée sur Cherbourg, ça brûlait dans tous les coins, nous ne savions pas où accoster ! Les avions allemands larguaient les mines dans le port. Je me souviens que les avions passaient si près, que nous apercevions le visage des pilotes. Nous n’étions pas armés correctement pour faire feu sur eux. » Et c’est donc ensuite le départ pour l’Angleterre. Tout au long de la guerre, le quartier-maître canonnier va naviguer sur le « Commandant-Houduce », bien équipé en armement. La mission : l’escorte des convois sur Dakar, Douala, Libreville, l’Afrique du Sud… C’est sur « l’Emporté », en août 1944, que Lucien rejoint Casablanca, Oran puis Ajaccio. Sa carrière navale s’achève sur le « Chasseur 51 », il navigue en Méditerranée jusqu’à l’armistice. Il rentre en France sur le « 51 » à Toulon, après avoir navigué pratiquement sans arrêt.

Lucien Coulomb a rencontré deux fois le Général de Gaulle et a été décoré sept fois.

Aujourd’hui, après vingt ans dans la marine marchande, Lucien Coulomb mène une retraite paisible, partagé entre sa maison de Jujurieux et la maison de retraite de Saint-Jean-le-Vieux.

 

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