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Le blog de francaislibres.over-blog.com

Le Comité de la France Libre en Chine, par J. Guillermaz

26 Septembre 2011 , Rédigé par francaislibres.over-blog.com Publié dans #La France Libre

Extraits des mémoires de Jacques Guillermaz  link  , "Une vie pour la Chine", deux citations qui nous présentent les débuts du  méconnu Comité de la France Libre en Chine :

 

 

"C'est sans enthousiasme que les Chinois, représentés par Wu T'ieh-ch'eng, alors secrétaire général du Kuomintang (et non par le ministère des Affaires étrangères), consentirent finalement, par .accord secret du 22 janvier 1942, à l'envoi d'un groupe de quatre personnes : un délégué, un officier, un secrétaire, un correspondant de presse. Le délégué sera André Guibaut  link , ancien commissaire de la marine marchande et explorateur du Tibet qui deviendra bientôt un de mes meilleurs amis, l'officier sera le commandant, puis lieutenant-colonel Tutenges link  , le correspondant de presse Jacques Fischbacher, ex-planteur en Indochine. Malgré les limitations de l'accord du 2 janvier, plusieurs officiers de réserve, repliés de Singapour et de Birmanie, viendront étoffer la mission  En fait, le rôle de celle-ci sera d'abord peu important, les rapports franco-chinois étant essentielle­ment centrés sur la situation des concessions françaises en Chine occupée et sur l'Indochine, dont les problèmes échappaient totale­ment à l'autorité et même à la connaissance du comité de Londres. Les premières tentatives de la mission de la France Libre, pour recueillir quelques renseignements en Indochine et y établir éventuel­lement des réseaux, échouèrent. Le lieutenant Pierre Boulle  link , le futur auteur du Pont sur la rivière Kwai, qui tenta d'entrer au Tonkin au fil de la rivière Rouge, fut vite arrêté par la police indochinoise et passa quelques années en prison, parfois les fers aux pieds.
(...)
À Londres, le Comité de la France Libre commençait enfin à s'éveiller aux problèmes indochinois et créait, en février 1943, un modeste comité consultatif chargé de les étudier, ou plutôt de les suivre. À Chungking, André Guibaut était remplacé par un diplo­mate de carrière, M. Coiffard, qui resta peu de temps et agit peu. Il était secondé par Robert Jobez link , dont j'ai déjà parlé, et par Pierre Laurin, un enseignant venu d'Indochine. Le lieutenant-colonel Tutenges, qui allait bientôt quitter la Chine, était autorisé ou invité à établir une liaison avec le général Mordant, alors commandant en chef en Indochine (16 mars 1943). Des contacts étaient pris par le commandant François de Langlade link  , plus tard gouverneur des colonies, avec les Anglais des Indes, afin d'obtenir un soutien logistique que les Américains semblaient vouloir nous refuser, et d'établir en même temps un début de coopération en matière de renseignement. Entre-temps, la responsabilité du renseignement sur l'Indochine était passée aux mains du colonel Emblanclinkl'ex-commandant du territoire de Laichau, qui avait franchi clandestine­ment la frontière. Une antenne de la mission de Chungking avait été établie à Kunming, la capitale du Yunnan, et une autre à Lungchow (Longtchéou), à la frontière occidentale du Kwangsi (1).


1 :  À Kunming, lieutenant Léonard ; à Lungchow, colonel Coudray et lieutenant Soriano."

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