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Hommage à un « homme d'exception » : Marcel Taillandier

19 Juin 2011 , Rédigé par francaislibres.over-blog.com Publié dans #BCRA Résistance intèrieure

Article de Cedric Gourin, du journal LA MONTAGNE : link

 

En présence de ses enfants, Monique et Jean-Pierre, Christiane et Gérard, une cérémonie rend hommage, ce matin, à « Morhange », le nom de résistant de Marcel Taillandier link  . Il aurait eu 100 ans cette année.

 

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Un « homme d'exception », selon les termes mêmes du président de la République Nicolas Sarkozy, dans une lettre adressée début juin à Monique Taillandier, la fille de « Morhange ». Le grand résistant, originaire d'Auvergne, de Châteaugay, où il repose. Marcel Taillandier, de son vrai nom.

Pour le centième anniversaire de ce pupille de la Nation, tué par la police allemande le 11 juillet 1944 près de Toulouse, où il avait fondé son réseau Morhange, une célébration est organisée à Châteaugay. En présence de sa famille, de nombreuses autorités et d'une délégation d'anciens résistants de Midi-Pyrénées.

Tous vont rendre hommage, devant sa tombe, à l'ancien chef de réseau, nommé Compagnon de la Libération à titre posthume, le 20 janvier 1946 par le général Charles de Gaulle.

Né le 25 mars 1911 à Condat-en-Combrailles, Marcel Taillandier a passé trois ans de sa petite enfance à Châtel-Guyon, avant de rejoindre Châteaugay. C'est là qu'il suivra sa scolarité.

À partir de 1922, il intègre l'école des enfants de troupe à Billom et ce, jusqu'en 1929. Cette année-là, il part au Mont-Valérien pour devenir ingénieur radio.

En 1932, direction le Génie, comme engagé volontaire, avant d'être affecté au service de la sécurité militaire en 1939. Puis il est nommé à un poste clé. Sous-officier radio-électricien, il rejoint en effet, dès le début de l'année 1940, la section du contre-espionnage du 5e Bureau. Puis vient le naufrage de la débâcle. Il se replie sur Toulouse où il entame une deuxième vie.

Dès juin 1940, il rallie les Forces françaises combattantes. Surtout, « fermement décidé à continuer le combat, il établit le contact avec le Service de camouflage du matériel de l'Armée et monte une équipe de volontaires spécialisés dans la récupération des matériels de guerre intéressants et la constitution de dépôts d'armes clandestines », écrira un proche.

« Il se consacre également à sa spécialité, la radio, dans la tour du château (de Brax, près de Toulouse), et installe un émetteur pour correspondre avec la zone occupée », apprend-t-on.

Début 1942, prenant le pseudonyme de Ricardo, il s'installe dans le Gers, où il poursuit ses activités, avant de revenir sur Toulouse en début d'année 1943.

C'est là qu'il va constituer le réseau Morhange. Avec une priorité : la chasse aux traîtres.

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