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Le blog de francaislibres.over-blog.com

Gérard Théodore se souvient...

17 Novembre 2010 , Rédigé par francaislibres.over-blog.com Publié dans #1ere DFL

www.20minutes.fr link (18 juin 2010) :

 

 

Gerard-Theodore.jpg"HOMMAGE - Il y a soixante-dix ans, le général de Gaulle appelait les Français à le rejoindre outre-Manche. Gérard Théodore se souvient...

C'est un homme simple, bien que multidécoré, qui parle de son engagement comme d'une évidence. Aujourd'hui âgé de 89 ans, Gérard Théodore n'a pas hésité une seconde, ce 18 juin 1940. «Je me promenais dans Coutances (Manche), où j'étais pensionnaire. Tout d'un coup, j'ai entendu le discours. Ça venait d'une maison, derrière un mur. Je me suis arrêté pour écouter, et quand je suis rentré au lycée, on m'a expliqué que c'était le général de Gaulle. Cinq jours plus tard, je partais, bien décidé à rejoindre Londres.»

Direction Grandville, à bicyclette. «En vérité, j'ai roulé trois-quatre heures, et après j'ai fait du stop», sourit-il. Le jeune homme n'a pas encore 20 ans, mais décide de tout quitter du jour au lendemain, famille, fiancée. «J'étais farouchement antifasciste. Je ne pouvais pas imaginer que c'était fini. Cet appel, c'était l'espoir que tout n'était pas terminé.» De Grandville, Gérard Théodore embarque sur un bateau de pêche pour l'île britannique de Jersey. De là, un autre navire l'emmène à Londres.

Enrôlé dans les Forces françaises libres, il participe aux campagnes d'Erythrée, de Syrie et de Libye. Le 8 juin 1942, il est blessé à la bataille de Bir-Hakeim. «Il y a eu un tir d'obus. Je n'ai pas eu tellement mal sur le coup mais quand j'ai regardé ma jambe, j'ai vu qu'elle faisait un angle à 90°.»

Toujours ému par la Libération

Evacué à l'hôpital de Beyrouth, où il est décoré de la croix de la Libération par le général de Gaulle, le jeune officier de 22 ans n'entend pas abandonner son régiment. Après un séjour aux Etats-Unis où il se fait appareiller, Gérard Théodore revient au combat en juillet 1943. «Mais j'étais parfaitement apte! Je conduisais même les camions, une canne sur l'embrayage», s'exclame-t-il, presque offusqué qu'on puisse l'imaginer finir la guerre à l'arrière.

L'aventure se poursuit à Londres sous les ordres du général Koenig, puis en France en 1944. Envoyé à Bayeux, il rejoint les troupes de la division Leclerc. A leurs côtés, il entre dans Paris le 25 août 1944. Un souvenir qui émeut encore Gérard Théodore: «On était tellement contents… Les gens dans la rue avaient l'air si heureux. » Malgré les acclamations, Gérard Théodore n'a qu'un objectif: rejoindre la rue Pétrelle, où vivait sa fiancée. «Il était le premier Français libre à rentrer dans le quartier, vous savez», sourit fièrement Tamara, devenue sa femme un mois plus tard.

C.M. "

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