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Le blog de francaislibres.over-blog.com

"Charles de Courson Dans la galerie des ancêtres"

23 Février 2011 , Rédigé par francaislibres.over-blog.com Publié dans #BCRA Résistance intèrieure

Extrait d'un portrait du député Charles de Courson, député de la Marne, publié par L'UNION-L'ARDENNAIS : link (21-02-11) . Son grand-père, Lionel de Moustier, est Compagnon de la Liberation link

 

 

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....Le nom de Courson a d'ailleurs failli disparaître dans le bruit et la fureur de de 1914. La veille de sa mort, en 1916, dans la Somme, le grand-père paternel envoie cette ultime lettre à sa famille : « Demain je serai mort. » Le père de Charles, Aymard de Courson, n'a alors que 2 ans. À cette évocation, une larme coule des yeux du petit-fils. D'autres larmes coulent encore quand il évoque le grand-père maternel, Léonel de Moustiers, député du Doubs, résistant mort au camp de Bremen-Farge en Allemagne le 10 mai 1945. Normal. Quand il évoque ces morts illustres, Charles de Courson n'est plus le sévère vice-président de la commission des Finances. Il redevient le petit Charles nourri au biberon des récits familiaux.
Il faut dire que Léonel de Moustier a de quoi en imposer. Marié avec la princesse Jeanne Marie Louise de Ligne, il est mobilisé pendant la guerre de 1914, dont il reviendra avec la croix de guerre et cinq citations. Signe du caractère du bonhomme : il refuse de se raser durant toute les hostilités. Cette barbe qui lui tombe généreusement sur le ventre ? Ce sera le cadeau qu'il offre à sa femme à son retour.
Noble, Léonel de Moustier n'en est pas moins républicain convaincu. Directeur des Charbonnages de France, on le dit soucieux de justice sociale. En 1939, alors qu'il a 58 ans et 12 enfants, l'âge de cultiver l'art d'être grand-père en somme, il demande comme une faveur au ministre de la Guerre de pouvoir servir à nouveau dans l'armée. Il fait partie des rares députés à refuser les pleins pouvoirs à Pétain. Antinazi convaincu, et ce bien avant la guerre, Léonel de Moustier va naturellement faire partie de la Résistance. Ce qui lui vaudra d'être arrêté par la Gestapo en août 1943 et déporté. Il meurt d'épuisement et est enterré sur place, en Allemagne.
À ce propos, Charles de Courson relate une histoire vraie qui, si elle était exprimée dans un roman ou un film, passerait pour une élucubration. Pour retrouver le corps de Léonel de Moustier, un de ses fils, aumônier à la 2e DB, va partir en Allemagne accompagné d'un radiesthésiste. Un seul indice : sur le sable, un M a été esquissé avec des pierres pour indiquer la position de la tombe où reposent d'autres morts. Pour mieux localiser les ondes du défunt, le radiesthésiste a besoin d'un objet personnel lui ayant appartenu. Qu'à cela ne tienne, son épouse lui confie la fameuse barbe que Léonel de Moustier avait coupée à la fin de la guerre de 1914. Chose incroyable (il faut quand même visualiser la scène !), le corps sera identifié parmi deux autres cadavres.
Bien sûr, la saga de grand-père (dont l'épouse entre dans les ordres sitôt les funérailles accomplies) pourrait fournir matière à livre.

....."

 

 

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