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Le blog de francaislibres.over-blog.com

Benjamin Varney FAFL s’en est allé

9 Octobre 2012 , Rédigé par francaislibres.over-blog.com Publié dans #FAFL

http://www.lesnouvelles.pf/article/ca-fait-la-une/benjamin-varney-s%E2%80%99en-est-alle  :

 

Benjamin Varney, dernier survivant polynésien qui s’était engagé dans les Forces aériennes françaises libres, est décédé mercredi 3 octobre, à l’âge de 91 ans.


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Benjamin Varney était un homme discret et humble. Né en 1921 à Atuona aux Marquises, il s’était engagé à l’âge de 20 ans dans les Forces aériennes françaises libres. Il traverse le monde en bateau et arrive en Angleterre le 15 août 1941, “pour défendre la mère patrie”. Il entre à l’école de Camberley, nommé caporal le 15 février 1942, il devient instructeur de lecture au son (moniteur radio). En juillet 1942, il est nommé sergent et est affecté à la 4° Air Crew Reception Center. Une année plus tard, il est affecté sur la base de Stormy Down. Nommé sergent-chef le 1er septembre 1945, il rentre à Tahiti le 7 juillet 1946 avec le Sagittaire. En tant qu’instructeur, Benjamin Varney a formé pour de nombreuses radios de la RAF et particulièrement ses camarades du Lorraine, le groupe de bombardement dont il faisait partie : Julien Allain, Tavi Kainuku, John Bourne, Natapu Mara. Lors de ces derniers mois, Benjamin Varney participait encore aux manifestations de mémoire ou aux cérémonies organisées sur la Base aérienne 190. “C’était un homme plein de bonté, chaleureux et humble. Il faisait partie de ces héros qui ne parlent pas et dont l’humilité force l’admiration et le respect. Peut-être est-ce cela la grandeur ?”, s’interroge Philippe Leydet, directeur de l’Office national des anciens combattants et des victimes de guerre de Polynésie française.

 

“C’était un grand monsieur, dans le silence. Il a fait ce qu’il avait jugé bon de faire et il ne revenait pas dessus. Si on le sollicitait, il répondait présent et venait expliquer le pourquoi du comment, et par sa présence lors de cérémonies, il apportait son témoignage et expliquait aux jeunes pourquoi il avait fait ce qu’il avait fait”, raconte Philippe Leydet. Dernier survivant polynésien à s’être engagé dans les Forces aériennes françaises libres, le fenua perd une personnalité. “C’était un homme droit, très humble. Il n’aimait pas trop qu’on parle de lui”, sourit son fils Patrick Varney. Aujourd’hui ce père, cet homme “droit” reste un exemple. “C’était nous qui le questionnons, ce n’était pas lui qui parlait de ces années. Il fallait poser des questions”, se souvient Patrick Varney. Parti à l’âge de 20 ans se battre en Angleterre, il a ensuite travaillé à Makatea sur les mines de phosphates. Une fois que les mines ont été fermées, il est parti travailler dans le nickel en Nouvelle-Calédonie. Benjamin a été porté en terre au cimetière de Papara où il repose désormais aux côtés d’Elvina son épouse.

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