Lundi 28 mai 2012 1 28 /05 /Mai /2012 12:52

Extrait de link

 

 

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Combattant volontaire de la Résistance, membre du réseau Gallia, déporté notamment à Mauthausen et Flossenbourg, il était une figure de l'armée de l'air.

 

L'APPEL du 18-Juin du général de Gaulle était pour lui un hymne à la grandeur et à l'honneur et il le portait sur son cœur pour l'éternité. Pour rien au monde il n'aurait voulu manquer ce temps mémoriel qu'il illustrait toujours par le lien intergénérationnel, en demandant à de jeunes lauréats du Concours national scolaire de la Résistance et de la Déportation de lire devant le monument aux morts ce texte fondateur d'une nouvelle espérance. Le colonel Louis Carrière, Rémois d'adoption, est décédé jeudi soir. Sa famille, ses amis, l'armée de l'air, les anciens combattants sont dans la peine.
Il était une figure, un exemple, un homme pour qui, l'amitié fidèle, n'était pas une posture mais un état d'esprit. Le jeune garçon de Suizy-le-Franc, élève appliqué et remarqué au collège de Sézanne avant d'entrer en septembre 1938 dans les Écoles de l'armée de l'air, n'imaginait pas encore l'admirable parcours de patriote qu'il allait vivre par conviction au service de la France.

Agent du réseau Gallia


Au printemps 1940, fort de son brevet de radio navigation aérienne, il est affecté au groupe de bombardement 1/15 et se familiarise avec le quadrimoteur Farman de Reims à Saint-Yan. Il participe à trois missions de guerre au-dessus de l'Allemagne avant de rejoindre à la mi-juin l'Afrique du Nord. Après l'opération Torch du 8 novembre 1942 et le débarquement anglo-américain sur les côtes d'Algérie et du Maroc, il est rapatrié à Istres et placé en congé d'armistice. L'inactivité et la soumission à l'occupant sont pour lui inenvisageables. Il rejoint alors l'un de ses camarades pilotes et intègre le réseau de renseignements Gallia dans le sud-ouest. Ses aptitudes et son sang-froid font qu'il devient un agent particulièrement apprécié et repéré par la densité et la pertinence de son travail par le Bureau central de renseignement et d'action (BCRA) de Londres.
Il est désigné en juillet 1943 pour diriger Gallia à Limoges. C'est au cours d'une liaison qu'il effectue à Toulouse qu'il est appréhendé le 10 octobre 1943 par les nervis de la gestapo au PC du réseau. Commence alors un parcours heurté avec des interrogatoires d'une rare violence à la prison toulousaine Saint-Michel puis dans les geôles du fort du Hâ à Bordeaux. Comme il ne dit mot, il est transféré et placé à l'isolement pendant trois semaines dans le quartier des otages à Fresnes.

L'enfer des camps


Louis Carrière se demande alors s'il va être fusillé mais, il est emmené au camp de Compiègne antichambre de l'univers concentrationnaire nazi. Après un voyage pénible par le train, il arrive au camp de Mauthausen où il est placé dans le bâtiment de quarantaine avant d'être affecté au commando de Gusen dans une usine de pièces destinées à l'aéronautique de guerre. Comme ses camarades d'infortune, il vit le quotidien de cet enfer, subit la malnutrition, la déshumanisation, les humiliations des kapos et des SS. Quelques mois plus tard, il est déplacé au camp de Flossenbourg et mis d'office au commando de Leitmeritz à la frontière tchécoslovaque dans une firme de radios.
Ce n'est que le 26 mai 1945, très affaibli qu'il retrouve la terre de France. Libéré par l'Armée rouge, soutenu par des Tchèques avant son rapatriement en autobus via Francfort puis en train jusqu'à Paris. Après avoir retrouvé sa famille marnaise et six mois de convalescence, il retourne dans l'armée de l'air, fait un séjour en Indochine de juillet 1949 à décembre 1950. Il termine sa carrière militaire en avril 1970 avec plus de 5 000 heures de vol, comme sous-chef d'état-major au commandement des Écoles avant de devenir directeur des ressources humaines d'un grand groupe pharmaceutique.
Très investi dans le monde ancien combattant, Français libres et anciens déportés, il avait eu la joie d'accueillir à Reims l'amiral Philippe de Gaulle lors du passage en gare de Reims du Train de la France libre.
Le colonel Louis Carrière était commandeur de la Légion d'honneur, commandeur de l'ordre national du Mérite, médaillé de la Résistance, titulaire de la croix de guerre 39-45 avec palme et titulaires de nombreuses autres décorations.
À son épouse et à tous les siens, l'union dont il était un ami, adresse ses sincères condoléances.

Hervé CHABAUD

 


carriere_louis_photo_famille.jpg A lire également :

Itinéraire d'un Français libre,
déporté à Mauthausen
Louis CARRIÈRE

Témoignage mis en ligne par Jean-Pierre HUSSON

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Par francaislibres.over-blog.com - Publié dans : BCRA Résistance intèrieure
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Lundi 28 mai 2012 1 28 /05 /Mai /2012 12:48


À 91 ans, Jean-Mathieu Boris, aspirant dans l'artillerie à Bir Hakeim en mai-juin 1942, vient de publierCombattant de la France Libre (Perrin), écrit à l'origine pour ses petits-enfants car il ne leur avait jamais parlé de sa guerre.

Un livre émouvant et drôle qui décrit le Londres des jeunes « Free French », ses aventures amoureuses avec des Anglaises, dont deux seront tuées dans des bombardements allemands. Il raconte aussi le sable et les cailloux de Bir Hakeim, la boue et la neige dans les Vosges à la tête d'un peloton des Commandos de France.

À Bir Hakeim, le 27 mai, les chars italiens de la division Ariete attaquent l'est du camp retranché. En moins de trois heures, 32 chars sont détruits. Le lieutenant-colonel Pasquale Prestisimone, fait prisonnier après être sorti indemne de trois chars détruits, est amené devant l'aspirant Boris.

« Je remarque, se souvient-il, qu'il porte les barrettes de la Légion d'honneur et de la Croix de guerre 14-18 obtenues en France en 1917. Pendant quelques jours, il fera le quatrième joueur au bridge avant d'être évacué vers un camp de prisonniers.

 


La voix du Nord : link

Par francaislibres.over-blog.com - Publié dans : 1ere DFL
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Dimanche 27 mai 2012 7 27 /05 /Mai /2012 17:35

 

 

 

Source :

http://www.republicain-lorrain.fr/france-monde/2012/05/27/il-y-a-70-ans-la-bataille-de-bir-hakeim  :


Du 27 mai au 11 juin 1942, retranchés à Bir Hakeim dans le désert libyen, 3 700 Français Libres résistèrent au général allemand Rommel.

Succès militaire, qui a peut-être sauvé l’Egypte avant que les Britanniques ne remportent la bataille-clé d’El Alamein en novembre 1942, Bir Hakeim fut aussi un combat politique gagné par le général de Gaulle pour faire reconnaître la France Libre comme puissance combattante.

70 ans après, une série de cérémonies marqueront ce fait d’armes (www.birhakeim.fr). Un film documentaire sera diffusé le 6 juin à 22 h 20 sur France 3.

Printemps 1942. Les Japonais contrôlent le Sud-Est asiatique. Les blindés allemands foncent vers le Caucase. En Libye, l’Afrikakorps de Rommel et les divisions blindées italiennes visent Alexandrie (Egypte) et Le Caire.

Les Britanniques organisent un front dans le désert libyen qui va de la Méditerranée et Tobrouk, principale base britannique à l’ouest de l’Egypte, à Bir Hakeim.

La position de Bir Hakeim, 16 km2 de cailloux et de sable, autour des ruines d’un fort turc, est confiée à la 1ère Division française libre (DFL) commandée par le général Marie-Pierre Koenig.

Ce légionnaire de 44 ans dispose de 3 723 soldats, une force hétéroclite regroupée sous l’emblème de la croix de Lorraine. En face, 32 000 soldats allemands et italiens. Koenig déploie son dispositif en hérisson par points d’appui, avec canons de 75 mm transformés en canons antichars, entourés de champs de mines, véhicules embossés et emplacements de combat enterrés : « une forteresse à la Vauban remarquablement organisée », raconte Hubert Germain, 91 ans, dernier officier de la Légion étrangère survivant de Bir Hakeim.

Un lourd tribut

Le 27 mai, Rommel lance la division blindée italienne Ariete à l’assaut pendant que les Allemands progressent vers Tobrouk. En une heure, les canons de 75 mm détruisent une trentaine de chars. Pendant deux semaines, les Français tiennent sous les bombardements incessants de l’artillerie et des stukas allemands et les tentatives des groupes d’assaut d’élite de Rommel. Dans la nuit du 10 au 11 juin, Koenig tente une sortie à travers les lignes allemandes pour rejoindre les Britanniques. L’opération réussit au prix d’un lourd bilan.


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Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 11:25

| ARDRES |

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Organisée par la municipalité, une exposition, intitulée « Portraits de Français libres »,

 

est proposée jusqu'à lundi prochain à la chapelle des Carmes. Une conférence sur le même thème aura lieu vendredi à 20 h au même endroit avec Benjamin Balloy et Laurent Lenoir, enseignants.

Concoctée par les deux conférenciers, avec l'aide de René Ruet, président de l'association Calais photos nostalgie, cette exposition présente des objets, des anecdotes, des portraits et des documents consacrés à la Résistance et à ses grandes figures locales. La conférence, quant à elle, se présentera sous forme de diaporama et retracera, en particulier, l'action du commandant Roger Mengin,  link libérateur de Calais. •

Exposition jusqu'au lundi 28 mai de 15 h à 18 h 30. Entrée libre. Conférence le vendredi 25 mai à 20 h.

 


Source : http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Saint_Omer/actualite/Autour_de_Saint_Omer/Ardres_Audruicq_et_alentours/2012/05/22/article_a-la-chapelle-des-carmes-une-exposition.shtml

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Mardi 15 mai 2012 2 15 /05 /Mai /2012 18:08

Un article de Henri Huet, membre de la société d’histoire et d’archéologie de Chalon sur l'arrestation d'Élisabeth de Rothschild , divorcé de Philippe de Rothschild, de  confession juive, et parti en Angleterre rejoindre les forces alliées, 

 

 

Un extrait :

 

C’était un jeudi. Philippine de Rothschild a gardé un souvenir précis du 22 juin 1944, quand deux officiers allemands sont venus chercher sa mère. Elle avait 9 ans. Son père, Philippe de Rothschild,link était parti depuis deux ans (?) rejoindre le général de Gaulle à Londres. En 1940, sa mère, Élisabeth, avait pris soin de faire baptiser leur fille. Née Pelletier de Chambure, petite noblesse catholique de province, elle avait regagné Paris, où elle se pensait protégée par sa religion et son nom. Ce jeudi, le sort de Philippine s’est joué entre les deux officiers. L’un voulait l’appréhender avec la mère. L’autre s’y opposait, entêté. Pour finir, il lâcha : « J’ai une petite fille de cet âge en Allemagne. » Philippine ne fut pas déportée. Deux mois plus tard, à la libération de Paris, son père, revenu avec les Forces françaises libres, se précipita à Fresnes. Son épouse avait quitté la prison quelques jours plus tôt, dans le dernier convoi de déportés. Elle disparut à Ravensbrück.

 

C'est à lire ici : link

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